
Perdre un proche bouleverse tout : le sommeil, la concentration, l’appétit, l’envie de voir du monde. Il n’y a pas de bonne façon de traverser un deuil, ni de calendrier à respecter. Si vous cherchez un lieu calme, à Rouen, pour déposer ce que vous portez, je vous accueille à mon cabinet, 45 rue Étoupée, sans jugement et à votre rythme.
Cette page explique ce que peut provoquer un deuil, à quel moment il est utile de consulter un médecin ou un psychologue, et ce que l’hypnose ericksonienne peut apporter, ainsi que ce qu’elle ne fait pas. Prenez ce qui vous parle, laissez le reste.
Le deuil n’est pas une ligne droite
On parle souvent des « étapes du deuil » : le choc, la colère, la tristesse, l’acceptation. Ces repères peuvent aider à mettre des mots sur ce que l’on traverse, mais ils ne décrivent pas un parcours obligatoire. Vous pouvez ressentir de la colère le matin, du soulagement l’après-midi et un grand vide le soir. Vous pouvez croire aller mieux, puis être submergé par une chanson, une odeur ou une date.
Le deuil ne se termine pas comme une maladie guérit. Il se transforme. La peine devient peu à peu moins envahissante, et la place de la personne disparue dans votre vie change. Certaines personnes ont besoin de quelques mois, d’autres de plusieurs années. Aucune de ces durées n’est anormale en soi.

Ce que le deuil peut provoquer
Chacun le vit à sa manière. Voici ce que les personnes me décrivent le plus souvent :
- une tristesse qui revient par vagues, parfois sans prévenir ;
- des nuits agitées, des réveils très tôt, une fatigue qui ne passe pas ;
- de la colère, de la culpabilité, des « si j’avais… » qui tournent en boucle ;
- une anxiété nouvelle, une difficulté à se concentrer ou à reprendre le travail ;
- des douleurs physiques : nuque, ventre, poitrine serrée, maux de tête ;
- l’envie de s’isoler, ou au contraire la peur de se retrouver seul ;
- l’impression de devoir « tenir » pour les autres, d’être le pilier de la famille.
Ces réactions sont normales. Elles deviennent plus lourdes quand rien ne leur laisse de place, et quand l’entourage attend que « ça aille mieux ».
Tous les deuils ne se ressemblent pas
Le deuil d’un parent ne ressemble pas à celui d’un conjoint, d’un enfant, d’un frère ou d’une sœur, d’un ami ou d’un animal de compagnie. Il y a aussi les deuils dont on parle moins : une disparition brutale, une séparation, un décès à distance qui a empêché les adieux, une relation compliquée avec la personne disparue. Dans tous ces cas, la peine est réelle, même si l’entourage ne la reconnaît pas toujours.
Quand la relation était difficile, le deuil peut mêler le chagrin, la colère et le soulagement, et cela rend la culpabilité plus lourde. Il n’y a rien d’anormal à ressentir plusieurs choses à la fois. Un accompagnement permet de leur donner à chacune sa place sans les juger.
Quand consulter un médecin ou un psychologue
L’hypnose accompagne, elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Parlez-en à votre médecin traitant, ou à un psychologue, dans les situations suivantes :
- la peine ne s’allège pas du tout après plusieurs mois et vous empêche de vivre au quotidien ;
- vous ne mangez plus, vous ne dormez presque plus, ou vous avez beaucoup de mal à vous occuper de vous ;
- vous avez recours à l’alcool, aux somnifères ou à d’autres produits pour tenir ;
- vous avez des idées noires ou l’envie de ne plus être là.
Si vous avez des pensées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, joignable à toute heure. En cas de danger immédiat, appelez le 15.
Je vous le dirai moi-même si je pense qu’un suivi médical ou psychologique est nécessaire en plus de nos séances. Ce n’est pas un échec, c’est une façon de mieux vous protéger.
Comment l’hypnose peut vous accompagner
L’hypnose ericksonienne est un état de relaxation profonde, durant lequel vous restez conscient et maître de vous. Vous entendez ma voix, vous pouvez bouger, parler, ouvrir les yeux à tout moment. Dans le cadre d’un deuil, elle peut vous aider à :
- apaiser le corps et le mental, et retrouver un peu de calme au quotidien ;
- mieux dormir, en relâchant les tensions accumulées ;
- revisiter vos souvenirs avec plus de douceur, à votre allure ;
- alléger la culpabilité et les pensées qui tournent en boucle ;
- vous reconnecter à vos ressources et à ce qui vous a toujours soutenu ;
- trouver une façon de garder le lien avec la personne disparue, sans que ce lien fasse mal en permanence.
Ce que l’hypnose ne fait pas
L’hypnose n’efface rien. Elle ne cherche pas à « faire son deuil » plus vite, ni à vous faire oublier la personne disparue. Elle ne remplace pas la parole, le soutien des proches, ni un suivi médical ou psychologique si vous en avez besoin. Je ne vous promets pas de résultat : chacun avance à son rythme, et c’est vous qui décidez de ce que vous souhaitez aborder, ou non.
Comment se déroulent les séances
La première séance commence par un temps d’écoute : vous me dites ce que vous traversez, ce qui est le plus difficile en ce moment, et ce que vous espérez. Nous convenons ensemble de ce que nous allons travailler. Rien n’est imposé. Vous n’avez pas besoin de tout raconter pour être accompagné.
Vient ensuite un temps de relaxation guidée. Selon vos besoins, nous pouvons travailler sur le sommeil, sur le calme intérieur, sur un souvenir précis, ou sur une lettre que vous n’avez pas pu écrire. La séance se termine par un temps d’échange pour revenir doucement et parler de ce que vous avez ressenti.
Le nombre de séances varie d’une personne à l’autre. Nous faisons un point à la fin de chaque séance pour décider si vous souhaitez continuer, espacer ou arrêter. Vous pouvez venir seul ou, si c’est utile, avec un proche pour la première rencontre.

Quelques gestes simples à essayer chez vous
En attendant un rendez-vous, voici trois pistes douces. Elles ne remplacent pas un accompagnement, mais elles peuvent soulager.
- Une respiration d’apaisement. Inspirez par le nez en comptant jusqu’à quatre, expirez doucement par la bouche en comptant jusqu’à six. Répétez pendant trois minutes, assis, les pieds au sol. Faites-le quand la vague monte.
- Un moment pour la peine. Choisissez un petit moment dans la journée, vingt minutes par exemple, pour penser à la personne disparue, regarder une photo, écouter sa musique. En dehors de ce moment, vous vous autorisez à penser à autre chose. Cela évite que la peine déborde partout.
- Une lettre non envoyée. Écrivez à la personne disparue ce que vous n’avez pas pu lui dire : un merci, un reproche, un adieu. Vous pouvez la garder, la lire à voix haute, la brûler ou la ranger. L’important est de lui donner une forme.
Vous accompagnez un proche en deuil ?
Vous n’avez pas à trouver les mots parfaits. Dire « je suis là » et revenir prendre des nouvelles dans la durée compte plus que les phrases toutes faites. Évitez de comparer ou de minimiser (« elle avait fait sa vie », « au moins il ne souffre plus »). Proposez une aide concrète : un repas, une course, une promenade. Et si vous êtes vous-même épuisé par ce rôle, vous pouvez aussi venir me voir : l’accompagnement des aidants et de l’entourage fait partie de mon travail.
Le deuil et le travail
Reprendre le travail après un décès est souvent difficile : la concentration baisse, les émotions surgissent sans prévenir. Vous pouvez être arrêté par votre médecin, et vous avez aussi le droit à un congé pour décès, dont la durée dépend du lien avec la personne disparue. Si vous reprenez, avancez par petites étapes et prévenez une personne de confiance dans l’équipe. Un accompagnement en sophrologie ou en coaching de vie peut compléter l’hypnose pour retrouver un rythme et des repères.
Hypnose, sophrologie ou coaching : que choisir ?
L’hypnose est souvent utile quand la peine, le sommeil ou les pensées en boucle prennent beaucoup de place. La sophrologie, par la respiration et le mouvement doux, aide le corps à relâcher les tensions. Le coaching de vie aide à retrouver des repères et à reconstruire un quotidien quand le deuil a bouleversé l’organisation de votre vie. Lors de notre premier échange, nous choisissons ensemble ce qui vous convient le mieux. Vous pouvez aussi combiner ces approches.
Les dates qui font mal : fêtes, anniversaires, premières fois
Les dates sont souvent des moments difficiles : l’anniversaire du décès, Noël, la fête des mères ou des pères, un anniversaire, la première rentrée sans la personne. On peut s’y préparer. Décidez à l’avance de ce que vous voulez faire : organiser un repas, allumer une bougie, aller au cimetière, partir ailleurs, ou ne rien faire de spécial. Prévenez vos proches de ce dont vous avez besoin. Vous avez le droit de changer d’avis le jour même.
Si une date approche et vous angoisse, nous pouvons en parler en séance et préparer ce moment ensemble : un ancrage pour retrouver le calme, une façon de marquer le jour, une personne à appeler si la vague arrive.
Comment savoir que le deuil évolue
Un deuil qui évolue ne veut pas dire un deuil sans larmes. Voici des signes que beaucoup de personnes décrivent au fil du temps :
- les souvenirs font moins mal et vous arrivez parfois à sourire en pensant à la personne ;
- les vagues de tristesse sont plus espacées, ou plus courtes ;
- vous retrouvez un peu d’envie : sortir, cuisiner, voir des amis, faire des projets ;
- le sommeil devient plus régulier, même s’il reste fragile certains jours ;
- vous pouvez parler de la personne sans vous effondrer, et parfois avec tendresse.
Les rechutes sont fréquentes et ne sont pas un retour en arrière. Elles font partie du chemin. Si vous avez l’impression de ne pas avancer, parlons-en : c’est parfois le moment d’ajuster l’accompagnement ou de le compléter par un suivi médical ou psychologique.
Si vous ne savez pas par où commencer, un premier rendez-vous suffit. Vous venez comme vous êtes, avec ce que vous avez à dire ce jour-là. Nous ne cherchons pas à aller vite : nous cherchons ce qui vous aide, maintenant, à respirer un peu mieux.
Questions fréquentes
Faut-il attendre un peu avant de consulter ?
Non. Certaines personnes viennent quelques semaines après la perte, d’autres des années plus tard. Il n’y a pas de bon moment. Vous pouvez venir quand vous en ressentez le besoin.
Dois-je tout raconter pendant la séance ?
Non. Vous choisissez ce que vous voulez partager. Le travail se fait aussi avec peu de mots.
Vais-je pleurer ?
C’est possible, et ce n’est pas un problème. Les larmes font partie du deuil. Je vous laisse le temps dont vous avez besoin, et il y a des mouchoirs sur place.
Est-ce que ça remplace une thérapie ?
Non. L’hypnose accompagne et peut se combiner avec un suivi chez un psychologue ou un psychiatre. Si votre médecin vous a prescrit un traitement, continuez-le et parlez-lui de nos séances.
Puis-je venir accompagné ?
Oui, pour la première rencontre, si cela vous rassure. Les séances d’hypnose se font ensuite en général seul, pour que vous puissiez vous concentrer sur vous.
Où et à quels tarifs ?
Je reçois à mon cabinet, 45 rue Étoupée, 76000 Rouen. Le tarif d’une séance d’hypnose est de 70 €, avec un tarif étudiant à 63 €. Tous les tarifs sont sur la page Tarifs.
Prendre rendez-vous
Si vous avez besoin d’en parler, vous pouvez réserver une séance en ligne ou m’appeler au 06 61 29 09 43. Vous pouvez aussi m’écrire : je vous répondrai avec simplicité, sans engagement. Vous n’avez pas à traverser cela seul.
L’hypnose accompagne, elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique.

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